[Edition spéciale] Les Easter Eggs en Science-Fiction.
Panorama des références cachées dans vos œuvres de SF préférées.
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Et maintenant, place à cet article un peu “hors-série”.
L’article de cette semaine est une ode aux références de la science-fiction et de la pop culture, et c’est exactement ce que vous retrouverez dans la playlist qui l’accompagne !
Connaissez-vous l’expression “Easter Egg”? Elle est de saison!
Un Easter egg (ou « œuf de Pâques » en français) est une fonction, un message, une image ou une plaisanterie volontairement caché par les créateurs à l’intérieur d’un programme informatique, d’un jeu vidéo, d’un film ou d’un livre.
Il ne s’agit donc pas d’un bug, mais d’une petite surprise volontairement destinée à ceux qui seront assez curieux ou attentifs pour la trouver.
La science-fiction est un des terrains de jeu favori des créateurs pour cacher ces références, car les univers de ces œuvres sont souvent riches en détails visuels et en “lore” (le contexte historique d’une œuvre qui existe en arrière-plan de sa trame principale) .
Pour cet article qui sort un week-end de Pâques, je vous emmène à la découverte de quelques-uns des Easter eggs présents dans les plus célèbres œuvres de science-fiction !
Le partage d’univers (Crossovers)
Les réalisateurs de SF adorent lier les univers de leurs films entre eux, créant parfois des théories de fans. Voici quelques cas iconiques :
Star Wars & E.T. : Dans La Menace Fantôme, on peut apercevoir une délégation de la race d’E.T. (les Asogians) siégeant au Sénat Galactique. C’est un renvoi d’ascenseur de George Lucas à Steven Spielberg, qui avait inclus des jouets Star Wars et un enfant déguisé en Yoda dans E.T. l’extra-terrestre.
Blade Runner & Alien : Dans le film Blade Runner original (1982), l’écran de l’ordinateur de bord de la voiture de police affiche brièvement un graphique “Purge”. Ce même graphique apparaît sur les écrans du vaisseau Nostromo dans Alien. Cela a alimenté une théorie selon laquelle les deux franchises se déroulent en fait dans le même univers.
Predator & Alien : Avant même le film Alien vs. Predator qui les faisait se combattre, le crâne d’un Xénomorphe était déjà brièvement visible dans la salle des trophées du vaisseau du Predator à la fin de Predator 2 (1990).
Les détails temporels et logiques
Certains Easter eggs demandent une attention chirurgicale ou plusieurs visionnages. Ils sont souvent liés à une volonté de montrer que l’auteur a pris en compte les réalités physiques associées à son univers de fiction.
Retour vers le futur : Au début du film, Marty rencontre Doc sur le parking du centre commercial “Twin Pines Mall”. En retournant en 1955, Marty écrase l’un des deux pins plantés là. Lorsqu’il revient en 1985 à la fin du film, le centre commercial est désormais nommé le “Lone Pine Mall”, en cohérence avec le principe de causalité du paradoxe temporel.
Interstellar : Sur la planète de Miller (celle recouverte d’eau où le temps - relatif - passe extrêmement vite du fait de sa proximité avec le trou noir Gargantua : une heure y équivaut à 7 années sur Terre), on entend un “tic-tac” constant en fond sonore. Ce tic-tac survient exactement toutes les 1,25 seconde. Ce n’est pas un hasard. Chaque battement représente en fait la durée d’une journée écoulée sur Terre.
Les références cachées à la (pop) culture
Tron (1982) : Sur l’un des écrans de contrôle du Master Control Program, on peut apercevoir une silhouette de Pac-Man en train de manger des points. C’est un clin d’œil à l’âge d’or des salles d’arcade.
Matrix : De nombreux numéros dans le film comme ceux des plaques d’immatriculation font référence à des versets bibliques. Par exemple, la plaque de la voiture de l’Agent Smith dans Matrix Reloaded est IS 5416, qui renverrait à Ésaïe 54:16 : “Voici, j'ai créé l'ouvrier qui souffle le charbon au feu, et qui fabrique une arme par son travail. Mais j'ai créé aussi le destructeur pour la briser.”
Ready Player One : Le film entier est un hommage à la pop culture et donc une chasse aux Easter eggs géante, mais le moment le plus symbolique de cette référence se passe à la fin du film, quand le protagoniste doit littéralement trouver le premier Easter egg connu de l’histoire (celui caché dans le jeu Adventure sur Atari 2600) pour gagner la partie.
Les signatures récurrentes
Certaines “private jokes” entre réalisateurs et animateurs reviennent dans presque tous les films d’une franchise ou d’un studio.
Le code A113 : Ce code apparaît dans presque tous les films Pixar et de nombreux dessins animés de Science-Fiction (comme Le Géant de Fer ou WALL-E). Il s’agit du numéro d’une salle de classe de CalArts, une école d'animation près de Los Angeles où ont étudié de nombreux animateurs célèbres.
Le Cri Wilhelm : Ce n’est pas un œuf surprise visuel, mais sonore. C’est un enregistrement de cri très spécifique utilisé dans plus de 400 films (dont tous les Star Wars et Indiana Jones). Il a été utilisé pour la première fois en 1951, dans le film Les Aventures du Capitaine Wyatt.
Une fois que vous l’aurez identifié, vous l’entendrez partout !
Une référence qui n’est pas exactement un Easter Egg, mais que j’ai envie de vous faire découvrir
Vous l’aurez compris, les Easter Eggs sont très associés à des environnements que j’aime beaucoup : la science-fiction, la pop culture, les jeux vidéos, la musique en général et David Bowie en particulier (vous avez pu vous en rendre compte si vous écoutez les playlist de The HR Singularity)...
Aujourd’hui, j’ai envie de vous partager une Madeleine de Proust de mon adolescence. Le jeu vidéo The Nomad Soul, sorti en 1999 (ça ne me rajeunit pas), qui réunit toutes ces inspirations dans une seule œuvre.
Une des particularités du jeu est qu’il brise ce qu’on appelle le "quatrième mur" : le jeu interpelle directement le joueur pour qu'il transfère sa propre âme dans l'univers de science-fiction d'Omikron, introduisant une mécanique de réincarnation inédite où la mort permet de posséder le corps d'un autre personnage.
Ce jeu très avant-gardiste à l’époque, qui mêlait phases d’exploration, de combat et de First Person Shooter, doit une immense partie de son aura à la collaboration totale avec David Bowie.
Alors qu’il était sollicité initialement simplement pour que sa musique soit utilisée, la star a voulu s’impliquer complètement en co-écrivant le scénario et en interprétant avec son avatar digital deux personnages : Boz, un être purement numérique, et le chanteur d'un groupe clandestin nommé The Dreamers.
La partie la plus notable de cette collaboration reste que Bowie a composé une bande-originale entière pour le jeu (qui deviendra son album Hours...) et a demandé à ce que sa femme, le mannequin Iman Bowie, soit également modélisée comme personnage.
On pouvait assister directement dans le jeu à des concerts virtuels secrets dans les bars de la ville d’Omikron, faisant de Bowie l'un des premiers artistes majeurs à s'immerger totalement dans un "métavers", bien avant l'heure. En cohérence avec le pionnier qu’il a été toute sa carrière.
Le jeu - ses graphismes et sa mécanique - a mal vieilli, mais la musique reste encore assez moderne aujourd’hui pour être écoutée avec plaisir. Je conclue donc cet article en vous recommandant l’album Hours de David Bowie!
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